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Macroécologie et Systématique pour la Conservation


System-C


Responsable, Thomas Haevermans.



Présentation



- Thème principal :

« Notre équipe développe des thématiques de recherche en macro-écologie et en systématique, ainsi que des recherches liées à la facilitation et à la vérification de l’utilisation des données systématiques en macro-écologie. Ce travail a une forte vocation à avoir des applications pour la conservation de la biodiversité. »



-  Mots clés : Valorisation scientifique des collections naturalistes ; Mobilisation des données de biodiversité ; Science participatives pour la systématique ; Patterns spatio-temporel de distribution de la biodiversité.

Les études macro-écologiques utilisent des grands jeux de données issues de méga-portails comme le GBIF, ou de séquences comme Genbank et souffrent souvent d’un manque de regard critique des utilisateurs sur la qualité des données mises à disposition. L’approche macro-écologique développée dans notre équipe reposant sur une utilisation de ces portails, il conviendra de développer des processus de contrôle et de validation adéquats grâce à notre expertise en systématique. Après la phase d’identification et de documentation, le systématicien aborde une phase durant laquelle il intègre les données issues d’autres domaines de la biologie afin de lui permettre d’appréhender la diversification évolutive des organismes étudiés à la double échelle de l’espace environnemental et des temps géologiques.



Les questions principales qui seront développées seront envisagées sur les modèles pour lesquels les membres possèdent une expertise systématique, et concerneront la richesse spécifique, les gradients latitudinaux de diversité des espèces, les relations entre abondance et traits de vie, ainsi que l’étude critique des notions d’abondance et de rareté, d’aire de répartition et d’endémicité. Des résultats qui à leur tour viendront nourrir les travaux de systématique de l’équipe.



L’équipe étudiera tout particulièrement le rôle de l’effet collecteur sur la définition de l’endémicité, de la rareté et la distribution de la richesse spécifique dans nos sites modèles. Elle se concentrera sur des questions clé pour appréhender correctement la biodiversité dans toute sa complexité : à partir de quel seuil la quantité de données est suffisante pour estimer l’aire de distribution d’un taxon ? Comment varie le nombre de micro-endémiques par rapport aux espèces à plus large répartition sur un territoire donné ? Quel est le rôle de l’effort d’échantillonnage sur l’appréciation de la richesse spécifique ?



Les études macroécologiques et la systématique fournissent une base sur laquelle fonder les priorités en matière de conservation de la biodiversité. Ces résultats fondamentaux devraient aider les décideurs et les acteurs en biologie de la conservation à déterminer les mesures à prendre en priorité.


La permanence voulue des collections naturalistes et l’échelle temporelle de leur assemblage leur confère un fort pouvoir de documentation des changements des flores et des faunes au cours du temps, tout en permettant de mettre en évidence et de quantifier d’éventuels effets anthropiques comme les changements climatiques dus aux activités humaines. Une approche comme les Herbonautes prend tout son sens dans ce contexte pour permettre de documenter au maximum les échantillons disponibles et de valoriser la collection dans son ensemble.


- Organismes et zones modèles : Questions de recherches appliquées à plusieurs groupes de plantes vasculaires et d’insectes, présents sur les territoires de la zone intertropicale et d’Europe.




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