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Relations trophiques prédateur - proie

Les interactions entre les structures impliquées dans les interactions entre les prédateurs et leurs proies seront établies dans un contexte comparatif en continuité avec les travaux antérieurs. Les stratégies morphologiques, physiologiques et comportementales d’organismes uni et pluricellulaire en réponses aux caractéristiques de l’environnement, selon les moments clef de leur trajectoire de vie, serviront de modèles d’étude des mécanismes d’adaptation et d’évolution, de la forme au comportement, modélisées et abordées dans un contexte phylogénétique et écologique. Selon les modèles, la compréhension de ces mécanismes tiendra compte des propriétés du milieu et de ses changements. Ces derniers seront abordés selon l’échelle envisagée (cellulaire, tissulaire, organismique). Des axes principaux de recherches seront développés :

-  Adaptation et Evolution du système trophique et communication chez les Tétrapodes (modèle Reptilia). Les changements évolutifs de la fonction trophique sont au cœur de la compréhension de l’évolution des organismes. Notre but est de déterminer, de la forme au comportement, les mécanismes intégrant les systèmes trophiques, locomoteurs et sensoriels au cours de la prédation. L’ensemble de ces résultats sera pris en compte dans une perspective phylogénétique afin de suggérer les changements au cours de l’évolution et dans le contexte écologique nécessaire pour proposer émettre des hypothèses quant à la valeur « adaptative » des caractéristiques des traits étudiés.

Chez les tétrapodes, différents modes de transport de la nourriture : type « lingual » chez des squamates & type « transport balistique ». Chez les toucans qui avalent des fruits entiers (figues, par exemple).

Traits morphologiques des crânes des ratites utilisant le mécanisme de transport balistique

-  Adaptation des structures, performances et communication lors du transfert parasitaire. Deux modèles seront suivis : une amibe libre pathogène (Naegleria fowleri) et les Polystomatidae. Les amibes du genre Naegleria présentent successivement une forme kystique sphérique, une forme flagellée ovale et une forme trophozoïte, pourvue de lobopodes. Nous rechercherons les mécanismes d’aiguillages moléculaires qui induisent et contrôlent l’acquisition de ces différents phénotypes, en particulier ceux associés à la pathogénicité. Les Polystomatidae sont capables de coloniser de nouvelle niche écologique par l’infestation d’espèces indigènes par des espèces invasives (modèle chélonien). L’impact de la pathogénicité engendrée par ce type de parasites sur certains traits d’histoire de vie des tortues (comportement, réponses physiologiques etc.) et ses conséquences pour la survie des populations natives.

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